C1: à la Juventus, quatre étoiles pour oublier la star Ronaldo

L’avant-centre argentin de la Juventus, Paulo Dybalan, durant un match de Serie A contre Empoli à l’Allianz Stadium de Turin, le 28 août 2021
/ © 2021 AFP

La superstar Cristiano Ronaldo partie, c’est l’occasion pour les autres étoiles de l’attaque de la Juventus de briller davantage en Ligue des champions, à partir de mardi soir à Malmö: Paulo Dybala, Federico Chiesa, Alvaro Morata et Moise Kean feront-ils oublier “CR7”?

Paulo Dybala a les clés

A 27 ans, l’Argentin est désormais au cœur du projet. Après une saison perturbée par les blessures (seulement 16 titularisations, toutes compétitions confondues, pour 5 buts), la “Joya” tente un nouveau départ.

L’entraîneur Massimiliano Allegri l’a intronisé vice-capitaine derrière Giorgio Chiellini, signe de l’importance que la Juve entend désormais accorder à l’international argentin alors que son renouvellement fait l’objet d’intenses discussions depuis des mois: son contrat, qui se termine en juin, pourrait être reconduit jusqu’en 2025 ou 2026.

L’ex-star de la Juve Alessandro Del Piero est confiant sur la capacité du meilleur joueur de Serie A de la saison 2019-2020, celle du dernier titre des Bianconeri, à retrouver son niveau. “Qu’il ne joue pas avec la pression de devoir gagner tout seul: plus il sera libre dans sa tête, plus il fera la différence”, a-t-il assuré lundi dans la Gazzetta dello Sport.

Federico Chiesa a les jambes

Parmi tous les jeunes arrivés à l’été 2020 (Kulusevski, Arthur, McKennie), Chiesa est le seul à s’être imposé d’emblée lors d’une première saison.

Ses débuts en Ligue des champions ont certes été ternis par une élimination prématurée. Mais aux côtés d’un Ronaldo fantomatique, l’ailier avait été le meilleur bianconero lors du 8e de finale perdu contre le FC Porto (1-2, 3-2 a.p.) avec un but à l’aller et deux au retour.

Le feu follet de 23 ans a encore grandi lors de l’Euro remporté par l’Italie, décisif en huitième de finale contre l’Autriche (2-1 a.p.) puis en demie contre l’Espagne (1-1 a.p., 5-3 aux t.a.b.) alors qu’il avait débuté la compétition sur le banc.

“Fede” est désormais la vraie force de frappe de la Juve, même si son positionnement est encore l’objet d’ajustements dans une équipe qui compte déjà un autre grand joueur de débordement à droite avec Juan Cuadrado.

La question ne se posera en tous les cas pas mardi, pour le premier match à Malmö, car Chiesa, touché à une cuisse, n’a pas fait le déplacement en Suède.

Alvaro Morata a l’expérience

Ronaldo parti, Morata reste l’un des rares joueurs de l’effectif turinois à avoir joué des finales de Ligue des champions (deux gagnées avec le Real Madrid, une perdue avec la Juventus) et l’un des deux seuls (avec Danilo) à avoir soulevé le prestigieux trophée.

Cette expérience est un vrai atout pour cette Juventus en opération rajeunissement. Mais les performances de l’international espagnol de 28 ans continuent à être générer une certaine ambiguïté, entre un rendement plutôt bon (20 buts la saison dernière, dont 6 en C1) mais une certaine propension à “disparaître” dans les grands rendez-vous.

Son engagement n’est pas en cause: Morata adore Turin et assurait au printemps qu’il “resterait à la Juve pour la vie s’il en avait la possibilité”. Son statut d’équipier modèle a convaincu la Juve de prolonger son prêt d’un an (il appartient toujours à l’Atlético Madrid). Il lui reste maintenant une saison pour convaincre Allegri et la Juve d’activer l’option d’achat en juin prochain.

Moise Kean a la jeunesse

La semaine écoulée a résumé ce qu’est aujourd’hui Moise Kean: une belle promesse avec son premier doublé en équipe d’Italie mercredi contre la Lituanie (5-0), à seulement 21 ans, mais aussi un joueur encore fragile, coupable trois jours plus tard, pour ses débuts avec la Juve, d’une improbable tête en retrait qui a offert la victoire à Naples (1-2).

Le puissant attaquant vient en effet de revenir à la Juve, son club formateur où il a fait ses débuts professionnels à seulement 16 ans, après une saison à Everton et une autre au Paris SG (prêté par les “Toffees”).

L’expérience parisienne, qui lui a permis de marquer ses premiers buts en Ligue des champions (3 réalisations) aux côtés de Mbappé, Neymar et consorts, l’a “beaucoup aidé”, assure-t-il. Reste passer le cap: “il a un grand avenir, tout dépendra de lui”, estime le sélectionneur italien Roberto Mancini.