Bleus: Pavard dans tous ses états, Hernandez enfin aligné

Le défenseur français du Bayern Munich, Benjamin Pavard, effondré après avoir marqué contre son camp lors du match de Bundesliga face au Borussia Mönchengladbach, à Munich, le 13 juin 2020
/ © 2020 AFP

Passé par toutes les émotions samedi, Benjamin Pavard a marqué contre son camp puis délivré une passe décisive sur le but de la victoire du Bayern Munich contre le Borussia Mönchengladbach (2-1), lors d’une rencontre heureuse pour un autre Bleu, Lucas Hernandez, enfin titulaire.

Pavard se rate puis se rachète

Pour Benjamin Pavard, le choc de l’après-midi en Bundesliga n’a pas été de tout repos: il a longtemps porté sur les épaules le poids d’avoir égalisé contre son camp en faveur de Mönchengladbach.

Sur un centre venu de la droite, le défenseur français a taclé pour tenter d’écarter le ballon mais il l’a malencontreusement propulsé au fond de ses propres filets (37e), permettant au Borussia de revenir à 1-1.

Un match nul n’aurait pas fait les affaires du Bayern, tout proche de décrocher un huitième titre de champion consécutif. Mais Pavard n’a pas lâché, il a continué inlassablement ses montées sur le flanc droit et c’est lui qui, au bout d’un bel appel dans le dos de la défense, a pu servir Leon Goretzka pour le but du 2-1.

Le champion du monde a pu exulter: avec ce succès, les Bavarois ne sont plus qu’à une victoire du titre, qu’ils pourraient décrocher mardi à Brême.

Hernandez tire profit de la rotation

Recrue la plus onéreuse de l’histoire du Bayern (80 M EUR), Lucas Hernandez n’avait eu que des miettes de temps de jeu à se mettre sous la dent depuis la reprise de la Bundesliga mi-mai, barré par l’émergence d’Alphonso Davies.

Mais puisque le phénomène canadien de 19 ans a été laissé au repos au coup d’envoi, le défenseur français a été enfin titularisé comme latéral gauche, disputant un peu plus d’une heure de jeu.

Certes, son manque de rythme a souvent été criant et le but de l’égalisation vient de son côté gauche. Mais l’ancien latéral de l’Atlético Madrid a aussi fait de belles choses, comme lorsqu’il a eu une occasion brûlante face au gardien adverse (22e) ou expédié un centre parfait pour la tête non cadrée de son compatriote Michaël Cuisance (39e).

Coman ménagé, Cuisance en profite

Cuisance titulaire, c’était la surprise concoctée par l’entraîneur Hansi Flick samedi: à 20 ans, le milieu de terrain a décroché sa première titularisation avec le Bayern, aux dépens de son compatriote Kingsley Coman, ménagé et remplaçant au coup d’envoi.

Cuisance n’a d’ailleurs pas démérité face à son ancien club de Mönchengladbach, se montrant dangereux sans parvenir à cadrer (11e, 39e). C’est aussi son bon pressing qui a entraîné la mauvaise relance du gardien sur l’ouverture du score bavaroise (26e), même s’il a perdu le ballon qui a amené l’égalisation adverse (37e).

Quant à Coman, titularisé quatre fois en championnat et une fois en coupe depuis la reprise mi-mai, il n’est entré en jeu qu’à la 62e minute. Comme à son habitude, il a beaucoup provoqué en un-contre-un, sans parvenir à faire basculer la partie.

Thuram sort blessé, sans se montrer

Marcus Thuram, l’une des révélations de la Bundesliga cette saison, espérait sans doute se montrer face au Bayern. Mais le fils de Lilian Thuram a vu sa cheville vriller et son match tourner court.

L’international Espoirs français s’est fait mal tout seul, s’écroulant après un changement d’appui. Soigné sur la pelouse, l’avant-centre a tenté de continuer mais il a ensuite dû quitter le terrain dès la 10e minute de jeu.

Un coup dur pour l’attaquant (22 ans), auteur de dix buts et huit passes décisives cette saison, et un gros contretemps pour Mönchengladbach, qui a perdu gros dans la bataille pour une place qualificative pour la Ligue des champions.