Le défenseur du Bayern, Lucas Hernandez, à l’issue du match de Bundesliga face à Leipzig, à Munich, le 9 février 2020
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Ça tangue derrière! Les défenseurs Clément Lenglet, Samuel Umtiti et Presnel Kimpembe n’ont pas offert ce week-end toutes les garanties attendues d’eux avec les Bleus. Mais l’équipe de France pourrait en revanche retrouver au prochain rassemblement de mars Lucas Hernandez, remis d’une grave blessure.

Lenglet, Umtiti et Kimpembe, axe glissant

“Je suis content du rendement des deux”. Invité samedi à commenter les performances des défenseurs centraux Samuel Umtiti et Clément Lenglet, le nouvel entraîneur du FC Barcelone Quique Setién a distribué les bons points, sans afficher sa préférence pour l’un ou l’autre. Et dimanche à Séville, il a mis fin à l’alternance en place depuis plusieurs matches en associant les deux gauchers face au Betis (victoire 3-2).

Dans cette nouvelle configuration, Lenglet s’est distingué… en attaque, délivrant les siens de la tête sur coup franc (72e), alors que la partie était mal engagée. Sept minutes plus tard, l’ancien joueur de Nancy a été exclu pour un second carton jaune. Mais son absence ne s’est pas faite ressentir, car le Betis évoluait déjà à dix. Et c’est Nabil Fekir, de loin le meilleur joueur des Andalous avec un penalty provoqué et un but marqué, qui avait rejoint les vestiaires de manière anticipée.

Si la défense centrale du Barça a montré des signes de faiblesse, celle du Paris SG n’a pas été plus solide, avec Presnel Kimpembe en jeune taulier parfois dépassé dimanche contre Lyon (4-2). Déjà en difficulté mardi à Nantes, où il est responsable du but nantais, le jeune champion du monde s’est fait surprendre dans le jeu en profondeur face aux assauts de Moussa Dembélé et Karl Toko Ekambi. Et le carton (jaune) reçu juste avant la pause aurait pu prendre une autre couleur… Capitaine depuis plusieurs rencontres, en l’absence de Thiago Silva, il paye peut-être l’enchaînement des matches.

Hernandez et Coman, le grand retour

Après presque quatre mois d’arrêt, Lucas Hernandez a fait son retour dimanche avec le Bayern Munich contre Leipzig (0-0), de même que Kingsley Coman qui n’avait plus joué depuis début décembre.

Hernandez est entré en jeu à la 67e minute en défense centrale à la place de Jérôme Boateng. “Il en est là où nous voulions qu’il en soit”, avait déclaré dans la semaine son entraîneur Hansi Flick, interrogé sur le long processus de retour en forme du champion du monde. Dans une fin de match relativement peu intense, il a réalisé un beau repli défensif mais n’a pas cherché à briller en relance, se contentant de passes latérales sans danger. Il n’avait plus foulé une pelouse en compétition depuis sa rupture d’un ligament interne de la cheville droite le 22 octobre en Ligue des champions.

Coman, pour sa part, est entré à la 85e minute. Il était absent depuis le 7 décembre, en raison d’une blessure à la capsule articulaire du genou gauche.

A quatre mois de l’Euro, et avec la perspective d’un huitième de finale de Ligue des champions contre Chelsea (25 février/18 mars), les deux revenants ont le temps de se remettre dans le rythme.

Payet “brutal”

Dimitri Payet porte Marseille sur ses épaules en Ligue 1, comme en témoignent ses deux fantastiques buts en trois jours: un “exter” dans un angle impossible à Saint-Étienne (2-0) et une trajectoire de géomètre sur un tir de 25m contre Toulouse (1-0).

A presque 33 ans, peut-il jouer l’Euro-2020, lui qui a raté le Mondial-2018 après une blessure? L’intéressé n’en parle pas pour l’instant. “Ce n’est pas l’ordre du jour, disait Payet avant Saint-Étienne. Je m’occupe de mes performances personnelles et collectives.”

Son entraîneur, lui, défend sa candidature. Payet “est décisif, souligne André Villas-Boas. Après, la qualité de l’équipe de France est +brutale+ (monstrueuse, ndlr), les options sont +brutales+ aussi. A Didier (Deschamps) de prendre la décision”.

Le Réunionnais part de loin, il n’a plus porté le maillot bleu depuis sa 38e sélection (8 buts), le 11 octobre 2018 contre l’Islande. “DD” n’a jamais fermé la porte mais a rappelé que la concurrence, nombreuse, plus jeune, avait fait du chemin. “C’est seulement Didier qui décide, rappelle +AVB+. S’il y a une blessure à ce poste, cela va peut-être ouvrir la possibilité…”

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