Bleus d’Europe: Hernandez à la conclusion, Mandanda en plein naufrage

Lucas Hernandez partage sa joie avec ses coéquipiers Joshua Kimmich et Robert Lewandowski après avoir marqué le 6e but du Bayern Munich à Salzburg, le 3 novembre 2020
/ © 2020 AFP

En scellant le score, Lucas Hernandez a ponctué la démonstration du Bayern Munich à Salzbourg (6-2) mardi en Ligue des champions, dans une soirée très sombre pour d’autres Bleus, comme Steve Mandanda, selon qui Marseille a été “limite ridicule” contre Porto (3-0).

Bleu ciel

A la peine défensivement en début de match comme toute la défense du Bayern, Lucas Hernandez a obtenu un pénalty en pénétrant dans la surface adverse en première période, mais l’arbitre est revenu sur sa décision après consultation de la VAR, estimant que le Français avait commis la première faute. Cela n’a pas découragé le latéral français, qui a conclu la partie en marquant le 6e but de son équipe dans le temps additionnel d’une frappe puissante.

Très actif dans son emploi de joueur “box to box”, Corentin Tolisso a beaucoup essayé de construire en début de match, mais il a été parfois brouillon, à l’image de son équipe. Puis il est monté en régime, et est à l’origine du deuxième but bavarois, en pousssant un défenseur à marquer contre son camp.

Bleu de travail

L’artiste est toujours capable d’exploits en un contre un. Mais dans le festival offensif du Bayern à Salzbourg, Kingsley Coman n’a ni marqué ni délivré de passes décisives. Certains de ses caviars (pour Hernandez, Lewandowski) auraient pourtant mérité de finir en but. Remplacé par Leroy Sané à la 75e minute.

Ce n’était pas le meilleur match de Benjamin Pavard, qui a été peu en vue. A la 23e minute, il s’est fait subtiliser la balle dans ses 30 mètres à la suite d’un mauvais contrôle, et a commis une faute à la limite de la surface. Le coup franc n’a heureusement rien donné.

A Madrid, Ferland Mendy a enchaîné un nouveau match comme titulaire avec le Real Madrid, vainqueur de l’Inter Milan 3-2. Devenu le premier choix de Zinédine Zidane au poste d’arrière gauche à la place du Brésilien Marcelo, Mendy a signé une copie plutôt propre mardi soir: très solide dans ses duels défensifs malgré l’engagement physique de l’Inter, il a également aidé les siens à porter le jeu dans le camp italien… même s’il a été moins présent offensivement pour laisser plus d’espace que d’habitude à l’ailier gauche devant lui, à savoir la star Eden Hazard.

Plus à l’aise au côtés de Sergio Ramos que d’Eder Militao, Raphaël Varane a semblé bien en jambes et a bien coupé les rares offensives milanaises. Mais on peut toutefois lui reprocher un marquage laxiste sur Lautaro Martinez, sur l’inspiration géniale de Nicolo Barella qui a mené au but des Italiens. Il a également manqué quelques transmissions verticales et a plié sous l’impact physique des intéristes.

Dans le naufrage subi à Porto (3-0), Florian Thauvin a proposé des solutions sur le côté droit et entrepris des percées de soliste, comme celle qui lui a permis d’obtenir un penalty (8e), raté par Dimitri Payet (10e), six minutes après l’ouverture du score de Porto. Il a aussi réussi un bon centre pour Dario Benedetto (45e) mais l’Argentin n’est pas parvenu à s’imposer dans les airs. Remplacé à dix minutes de la fin du temps réglementaire.

Bleu nuit

Touché coulé à Porto, Steve Mandanda a vécu une soirée cauchemar avec Marseille, jugeant son équipe “limite ridicule” dans cette Ligue des champions. Il n’a pas pu éviter l’ouverture du score ultra rapide des “Dragons” (4e), mis en danger par la passivité de sa défense. Le but du 2-0 ne peut pas lui être reproché puisque sur le penalty parfaitement tiré par Sergio Oliveira (28e), il part du bon côté. Auteur de bonnes interventions (coup franc boxé à la 26e, frappe captée à la 45e+1), il s’incline une dernière fois sur un tir croisé de Luis Diaz (69e).

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