Bleues: au Kazakhstan, un contexte “très différent” du Mondial

La sélectionneuse des Bleues Corinne Diacre lors d’un point-presse à Clairefontaine, le 26 août 2019
/ © 2019 AFP

L’équipe de France va ouvrir mardi (17h00) son parcours de qualifications à l’Euro-2021 à Chymkent, au sud du Kazakhstan, dans un contexte “très différent” de ce qu’elle a connu au Mondial, contre des Kazakhes dont “il faut se méfier”, selon Corinne Diacre.

Pour ce premier match des éliminatoires, ce que les Bleues vont le plus redouter, c’est sans doute la fatigue : un voyage de huit heures et 6000 km entre Nîmes et Chymkent, “long” et “très loin” selon la sélectionneuse, mais effectué toutefois “dans de bonnes conditions”.

. Un voyage fatigant

Corinne Diacre : “On est venu là pour jouer, pour gagner un match de qualifications pour la Coupe d’Europe. On va s’adapter. C’est très loin, c’est vrai, mais on a voyagé dans de très bonnes conditions. On les a laissées se reposer ce (lundi) matin, on va encore aménager l’emploi du temps demain (mardi) pour qu’elles soient au mieux le soir. L’idée, c’est de répondre présent dès le début du match, comme on l’a fait contre l’Islande.”

Eugénie Le Sommer : “Le décalage horaire, il faut essayer de s’y faire. C’était un peu difficile de s’endormir hier (dimanche) soir, mais ça ne va pas nous empêcher de jouer. Moi, c’est la troisième fois que je viens au Kazakhstan, et j’étais même déjà venue ici (à Chymkent) avec Lyon, en Ligue des champions.”

. Le Kazakhstan, méfiance ?

Corinne Diacre : “On respecte chaque adversaire. On sait très bien que les qualifications sont logiquement à notre portée. A nous de faire le travail, de continuer sur cette dynamique. (…) Ce sera beaucoup moins physique que l’Islande. C’est une équipe qui a déjà joué des matches de qualifications, qu’elle a perdus, d’ailleurs. Mais il faut se méfier. Un match n’est jamais gagné d’avance, et encore moins ici.”

Eugénie Le Sommer : “C’est une équipe accrocheuse, qui ne lâche rien, qui presse du début à la fin du match, parfois à retardement. Beaucoup d’engagement, parfois avec excès. A nous de marquer assez vite pour nous mettre en confiance. Sur le papier, c’est une équipe largement inférieure à nous.”

. Du faste du Mondial à Chymkent

Corinne Diacre : “Là, en termes d’ambiance, ce sera très différent de ce qu’on a vécu ces derniers mois. C’est un autre contexte, on sait que le public sera nombreux, en tout cas je l’espère. Qu’il y ait du monde ou pas dans le stade, sur le terrain, il faut qu’on fasse le job”.

Eugénie Le Sommer : “Cela fait longtemps que l’on n’avait pas joué à l’extérieur. Avec la Coupe du monde, la préparation, ça doit faire un an et demi voire deux ans (le 7 mars 2018 à Orlando, 3-0 contre l’Allemagne, NDLR). Mais l’équipe est assez mature pour comprendre qu’aujourd’hui, c’est important.”

. Le Sommer, à deux buts du record de Pichon

Eugénie Le Sommer : “On m’en a beaucoup parlé, que ce soit les journalistes ou les gens autour de moi. C’est un peu dans ma tête, oui, mais je n’ai pas envie de me focaliser là-dessus. Je suis une attaquante, j’ai envie de marquer, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de l’équipe. (Déjà une célébration de prévue ?) Non, non (rires), rien de prévu. Je ne veux pas me porter la poisse non plus”.