Barrage L1/L2: Toulouse rêve d’élite face à Nantes et Kombouaré

La joie de l’attaquant toulousain Janis Antiste, après avoir marqué le 2e but face à Bordeaux, lors du 32e de finale de la Coupe de France, le 10 février 2021 au stade Matmut Atlantique
/ © 2021 AFP

Pour retrouver la Ligue 1 un an après l’avoir quittée, Toulouse devra remporter le barrage aller-retour, jeudi puis dimanche, face au Nantes d’Antoine Kombouaré, éphémère entraîneur du TFC lors de cette saison 2019-2020 maudite, avant d’être limogé à peine trois mois plus tard.

Appelé le 14 octobre 2019 au chevet de Toulouse pour redresser la barre après un début de saison raté et le limogeage d’Alain Casanova, Antoine Kombouaré (57 ans) avait finalement fait ses valises 83 jours plus tard.

Son bilan ? Onze revers en treize matches, dont une série de dix défaites consécutives achevée par une élimination en Coupe de France (0-1) face aux amateurs de Saint-Hillaire (Nat. 2).

Une humiliation fatale au Kanak, débarqué le lendemain alors qu’il ne s’y attendait pas.

“On ne m’a pas laissé finir mon travail, ici on me donne l’occasion de rectifier le tir et je prends ça comme une revanche personnelle”, avait-il ainsi affirmé en février dernier quand Nantes fit appel à lui pour redonner vie à une équipe engluée dans une série cauchemardesque de seize matches sans victoire.

Si Kombouare n’a toujours pas digéré cette mise à l’écart brutale, la rancœur est tout aussi prégnante chez les supporters toulousains qui ont vécu comme un affront ses premiers mots à son arrivée, notamment quand il avait avoué “suivre la L1 que de loin” alors que le TFC était déjà en grande difficulté au classement.

Raillé pour sa conception du football, jugée trop physique, moqué pour sa passion du golf, où il était accusé de passer plus de temps que sur les terrains d’entraînements, le fossé entre lui et les supporters toulousains n’a ensuite cessé de se creuser jusqu’à son départ.

“L’ambition de remonter”

En raison du huis clos, il n’y aura pas de retrouvailless houleuses. Kombouaré ne croisera pas non plus son ancien président et actionnaire majoritaire, Olivier Sadran, avec qui les relations sont également restées très fraîches, mais qui depuis la descente en L2 actée, l’été dernier, a vendu le club au fond d’investissement américain Red Bird Capital.

L’objectif est le même pour Kombouaré comme pour le TFC: jouer en Ligue 1 la saison prochaine.

Plus gros budget de Ligue 2 (27 millions d’euros), Toulouse a fait de cet objectif sa mission en début de saison, tandis qu’un maintien du FCNA prolongerait automatiquement de deux ans le contrat de son actuel entraîneur.

“Dans la difficulté, on doit montrer qu’on est des hommes, des grands joueurs: il faut se remettre les têtes à l’endroit et repartir au combat car deux gros matches nous attendent” a prévenu Kombouaré, qui a déjà sauvé Dijon de la relégation lors de ces mêmes barrages, en 2018 face à Lens.

“Antoine est un copain, il connaît sans doute bien le club, mais moi aussi je connais Nantes par coeur” a souri l’entraîneur du TFC Patrice Garande (60 ans) quand lui fut rappelé qu’Yves Bertucci, le fidèle adjoint de Kombouaré, faisait encore partie du staff toulousain jusqu’en février dernier avant de le rejoindre à Nantes.

“Si Nantes est 18e, c’est qu’ils ont des faiblesses, ce sera à nous de les exploiter, et si vous me demandez si on peut les battre je vous réponds un grand oui”, a ensuite rajouté Garande avant de conclure : “nous sommes un club de L1 qui joue en L2 et on a l’ambition de ramener le TFC à la place qui est la sienne”.

Verdict dimanche soir.