Angleterre: Thomas Tuchel prêt à relever les défis de Chelsea

L’entraîneur allemand de Chelsea, Thomas Tuchel, lors du match de Premier League face aux Wolves, à Londres, le 27 janvier 2021
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Nommé mardi à la tête de Chelsea, club exigeant et dont “l’ADN est de gagner des trophées”, l’ancien entraîneur du Paris SG Thomas Tuchel a assuré jeudi que ce défi ne lui faisait “pas peur”.

Le début de semaine a été agité à Cobham, le centre d’entraînement des Blues.

Lundi, Frank Lampard était limogé après un an et demi en poste, mardi son successeur Thomas Tuchel a été nommé, mercredi s’est déroulé le premier match de championnat contre Wolverhampton (0-0) et jeudi s’est tenue la conférence de présentation du technicien allemand aux anges.

“Il y a eu cette opportunité (de prendre en main) l’un des plus grands clubs au monde dans un des championnats les plus compétitifs (…) Cela a été un choix assez facile à faire”, a-t-il assuré dans un anglais parfait à la presse qui posait ses questions via internet.

Après son départ un peu humiliant du PSG, juste avant Noël, Tuchel s’est dit “très motivé par le mélange qui constitue cette équipe (et) par les structures du club” aux moyens conséquents, mais qui “a été très clair”: “au final, à Chelsea, tout ce qui compte ce sont les résultats”, a-t-il insisté.

“Je suis très réaliste, je suis dans un club dont l’ADN est de gagner des titres”, mais “cela ne me fait pas peur (…) j’ai moi-même les ambitions personnelles les plus élevées”, a rappelé l’ancien entraîneur de Mayence et de Dortmund.

Il a cependant estimé que Chelsea, 8e à 8 points du leader, Manchester City, était hors course pour le titre national et devra concentrer ses rêves de trophées sur “la Ligue des champions et la Coupe d’Angleterre”.

“Irréaliste”

“Parler de titre dans le Championnat d’Angleterre aujourd’hui, alors qu’il y a trop d’équipes devant nous, c’est irréaliste et on se dissiperait en misant dessus”, a-t-il argumenté.

Tuchel s’est d’ailleurs montré satisfait de son effectif, même s’il a reconnu que “c’est difficile à juger après un match et deux entraînements”.

“Je suis très content de ce que j’ai vu jusqu’ici en termes de prestation, d’attitude, de talent et de potentiel”, ajoutant que “22 joueurs plus les gardiens, pour notre programme avec trois compétitions à venir (championnat, Coupe d’Angleterre et Ligue des champions), ce n’est pas trop du tout”.

Il a eu quelques phrases au sujet de l’international français N’Golo Kanté qui revient de blessure et qu’il voit “plus fort dans un double pivot, au coeur du jeu”.

“Pour moi, cela lui donne plus de liberté que s’il est seul récupérateur, même s’il est capable (de jouer ce rôle). On peut mieux utiliser son énergie et son volume de jeu (ainsi que) sa capacité à récupérer des ballons partout sur le terrain”.

Il a aussi évoqué les joueurs qu’il connaissait déjà, comme Thiago Silva, côtoyé au PSG et Christian Pulisic à Dortmund, ou les Allemands de l’effectif: Timo Werner et Kaï Havertz, les deux plus gros transferts d’un été très dépensier (250 M EUR), ainsi que Antonio Rüdiger.

“Ce n’était sans doute pas mon plus grand désavantage”, a-t-il plaisanté au sujet de sa nationalité allemande.

“Je connaissais déjà 4, 5 ou 6 joueurs parce qu’ils sont Allemands ou parce que j’ai déjà travaillé avec eux ou échangé avec eux. Cela ma facilité les choses, mais j’espère qu’il y avait d’autres raisons au fait que je sois choisi pour ce poste”, a-t-il conclu dans un sourire.