Les joueurs de Liverpool Joe Gomez (g), Virgil van Dijk (c) et Andrew Robertson heureux après leur victoire 4-0 à Leicester, le 26 décembre 2019
/ © 2019 AFP

Ni fatigue, ni lassitude, Liverpool a encore fait un grand pas vers son premier titre depuis 30 ans en Premier League en allant gagner chez son dauphin Leicester (4-0), jeudi, pour la 19e journée du championnat.

Tout juste sacrés champions du monde des clubs au Qatar, les Reds ont relégué leur plus proche poursuivant à 13 points à mi-saison.

Il reste encore une chance de voir le tenant du titre, Manchester City, reprendre le flambeau en rĂ©duisant un peu l’Ă©cart Ă  11 unitĂ©s, en cas de succès Ă  Wolverhampton vendredi, mais cela resterait un gouffre si on ajoute que Liverpool a un match en retard Ă  jouer Ă  West Ham, 17e.

Certains diront que cette victoire écrasante intervient à un moment où Leicester semble marquer le pas avec seulement un point pris sur les trois dernières journées, mais cette série compte un déplacement à Manchester City et la réception de Liverpool.

On peut d’ailleurs se demander comment l’Ă©quipe-surprise de la première moitiĂ© du championnat digèrera ce revers qui leur rappelle, si c’Ă©tait nĂ©cessaire, ce qui les sĂ©pare encore des grosses Ă©curies.

Les hommes de JĂĽrgen Klopp se sont livrĂ©s Ă  ce qu’il faut bien appeler une Ĺ“uvre de dĂ©molition d’une Ă©quipe rĂ©putĂ©e pour la soliditĂ© de son jeu et surtout de sa dĂ©fense Ă  4, la meilleure d’Angleterre avant ce match, Ă  Ă©galitĂ© avec Liverpool.

Dès les premières minutes du match, ils ont trouvĂ© des espaces inhabituellement bĂ©ants dans l’arrière-garde des bleus, qui essayaient de rester fidèles Ă  leurs principe de relance propre.

Trop souvent les Foxes se sont retrouvés submergés par les vagues rouges sans arriver à mettre leurs adversaires sur le reculoir.

C’Ă©tait presque un miracle pour eux d’arriver Ă  20 minutes de la fin avec seulement un but de retard, Sadio ManĂ© (2e, 33e) et Mohamed Salah (11e) se montrant peu adroits devant le but quand ils ne trouvaient pas Kasper Schmeichel, dans les cages, sur leur chemin.

Ce sont donc Roberto Firmino et Trent Alexander-Arnold qui ont rĂ©duit Ă  nĂ©ant les derniers rĂŞves des Foxes d’imiter la gĂ©nĂ©ration 2016, championne d’Angleterre surprise.

Sur sa lancĂ©e du Mondial des clubs oĂą il avait marquĂ© deux buts dĂ©cisifs en demi-finale et en finale, le BrĂ©silien a inscrit un doublĂ© sur deux offrandes du latĂ©ral droit, d’une tĂŞte de près (1-0, 31e) et d’un intĂ©rieur du pied droit plein de sang-froid (3-0, 74e), pour le 500e but des Reds depuis l’arrivĂ©e de JĂĽrgen Klopp sur le banc.

Le dĂ©fenseur anglais a ajoutĂ© un but Ă  son bilan, d’une frappe croisĂ©e (4-0, 78e) alors que James Milner avait inscrit auparavant un pĂ©nalty (2-0, 71e).

Au-delà de cette nouvelle démonstration éclatante de puissance offensive, Liverpool a aussi retrouvé sa défense de fer, ne concédant que 3 tirs sur tout le match, dont aucun cadré.

L’Ă©quipe des bords de la Mersey aura ainsi tenu en respect le meilleur buteur d’Angleterre, Jamie Vardy et ses 17 rĂ©alisations en 19 matches, pour aligner une 3e rencontre consĂ©cutive sans prendre de but. Il n’y a dĂ©cidĂ©ment rien Ă  jeter dans ce Liverpool-lĂ .