Angleterre: City reprend de l’air, Arsenal prend la main dans la course à la C1

Le milieu de terrain algérien de Manchester City, Riyad Mahrez, félicité par le Portugais Bernardo Silva, après avoir marqué le 4e but contre Manchester United, lors du derby de la 28e journée de Premier League, le 6 mars 2022 à l’Etihad Stadium
/ © 2022 AFP

Manchester City a repris ses distances avec Liverpool en écrasant United (4-1), dimanche, pour la 28e journée de Premier League, permettant à Arsenal, vainqueur à Watford (3-2) de passer quatrième et d’entrevoir une qualification pour la Ligue des champions.

. City donne la leçon à United

Face à des Red Devils affaiblis par les absences de Raphaël Varane, positif au Covid, et de Cristiano Ronaldo, touché à une hanche, Manchester City, avec un doublé de Kevin de Bruyne et un autre de Riyad Mahrez, a maîtrisé le derby et consolidé sa place de leader.

Avec 69 points, les Citizens ont 6 longueurs d’avance sur Liverpool, qui a un match en moins.

La défaite est, en revanche, une très mauvaise opération, pour les hommes de Ralf Rangnick, désormais devancés d’un point par Arsenal

48 contre 47

-, pour la 4e place, la dernière qualificative pour la C1, alors qu’ils ont disputé trois matches de plus.

La rencontre à l’Etihad a donné la pleine mesure de ce qui les sépare d’un statut de prétendants au titre.

Incapable d’endiguer les attaques des bleu ciel, notamment sur un côté droit de la défense où Jack Grealish et Bernardo Silva ont fait ce qu’ils voulaient, United est longtemps resté dans la course grâce au but égalisateur de Jadon Sancho

formé à City

-, après un contre bien mené et conclu d’une frappe extrêmement précise (1-1, 22e).

Mais ils n’ont jamais suffisamment élevé leur niveau de jeu pour constituer une menace sérieuse pour leurs hôtes qui ont récité leur partition.

Dès la 5e minute, un redoublement entre Grealish et Silva avait permis au Portugais d’adresser un centre en retrait à ras de terre repris sans opposition par de Bruyne (1-0, 5e).

Sur une balle mal relancée par Anthony Elanga, Phil Foden s’est ensuite joué de Victor Lindelof d’un coup du sombrero et si sa reprise a été repoussée par David De Gea, le ballon est revenu après un cafouillage au Belge pour son doublé (2-1, 28e).

La seconde période a été encore plus maîtrisée par City qui a enfoncé le clou par Mahrez sur un corner repris de volée (3-1, 68e) et un face-à-face remporté devant De Gea (4-1, 90e+1), mais le score aurait pu être bien plus lourd au vu des nombreuses occasions nettes.

Un constat cruel pour les Red Devils qui risquent de passer à côté d’une manne financière dont ils auraient bien besoin cet été, vu l’ampleur du chantier pour reconstruire une équipe compétitive.

. Arsenal peut rêver

Privé de Ligue des champions depuis la saison 2016/2017, Arsenal pourrait bien mettre fin cette année à une trop longue absence.

Les trois matches en retard des Londoniens sont, certes, très relevés avec la réception de Liverpool reprogrammée le 16 mars, et des déplacements à Chelsea et Tottenham, dont les dates n’ont pas encore été fixées.

Mais le sentiment que les étoiles sont en train de s’aligner avec un recrutement réussi, un plan de jeu de mieux en mieux maîtrisé et un calendrier où il ne reste que la Premier League, pousse à croire dans les chances d’Arsenal.

Contre les Hornets, 19e à trois unités d’Everton, premier non-relégable (17e), les Gunners ont fait étalage de leurs qualités offensives avec trois très beaux buts qui ont concrétisé des combinaisons menées tambour battant.

C’est d’abord un numéro de duettiste entre Martin Odegaard et Bukayo Saka, sur la droite, qui a permis au Norvégien d’ouvrir la marque (1-0, 5e).

Saka a ensuite doublé la mise après avoir chipé un ballon dans les pieds adverses et s’être appuyé sur Alexandre Lacazette (2-1, 30e), qui a aussi été passeur décisif pour Gabriel Martinelli, après un nouvel enchaînement à une touche de balle (3-1, 52e)

Les petites sautes de concentration en défense, avec un but refusé à Emmanuel Dennis pour hors-jeu dès la 16e seconde, une égalisation magnifique de Cucho Hernandez, d’un retourné acrobatique (1-1, 11e) et la réduction du score par Moussa Sissoko (3-2, 87e) sont cependant venues rappeler à Arsenal que sa marge d’erreur s’il veut retrouver l’élite européenne est proche de zéro.