L’attaquant de l’Argentine Lucas Alario (d) buteur lors du match nul 2-2 face Ă  l’Allemagne Ă  Dortmund le 9 octobre 2019
/ © 2019 AFP

MĂŞme privĂ©es de leurs cadres et sans Lionel Messi, suspendu, l’Allemagne et l’Argentine se sont livrĂ© un duel plaisant mercredi Ă  Dortmund, conclu par un nul 2-2 arrachĂ© par l’Argentine en toute fin de match.

La Mannschaft a dominĂ© la première pĂ©riode, marquant par Serge Gnabry (15e) et Kai Havertz (22e). L’Albiceleste a retrouvĂ© son football après la pause et arrachĂ© le nul par Lucas Alario (66e) et Lucas Ocampos (85e).

Pour cette affiche qui fut trois fois celle de la finale de Coupe du monde, les deux équipes étaient décimées par les blessures ou les maladies.

Joachim Löw, le sĂ©lectionneur allemand, devait se passer d’une douzaine de ses cadres habituels, dont les attaquants Leroy SanĂ© et Timo Werner ou le milieu Toni Kroos.

Son homologue Lionel Scaloni, privĂ© lui aussi de plusieurs cadres, avait positivĂ©: “Pour certains c’est un match important qui nous permettra de voir s’ils peuvent jouer Ă  ce niveau. Ce n’est pas tous les jours qu’on joue l’Allemagne sur son terrain”.

La jeune garde de Löw, entrĂ©e timidement dans le match, a rapidement bousculĂ© une Argentine peu inspirĂ©e et bien lente en dĂ©fense. Lukas Klostermann dans le couloir droit, et son compère Serge Gnabry, ont rĂ©gulièrement pris de vitesse ou mis hors de position les dĂ©fenseurs de l’Albiceleste, souvent rĂ©duits Ă  faire des fautes (cartons jaunes pour Otamendi et de Paul).

Comme au Mondial!

Le ton est soudain montĂ© Ă  la 14e minute, lorsque Julian Brandt a obligĂ© Augustin Marchesin a une première parade spectaculaire. Dans la minute suivante, Angel Correa a perdu un ballon au milieu de terrain, Klostermann a dĂ©bordĂ© Ă  droite et servi Gnabry, qui s’est dĂ©brouillĂ© pour pousser la balle au fond au milieu de quatre Argentins! (1-0, 15e).

Sept minutes plus tard, le même Gnabry a centré de la droite quasiment sans opposition et servi le grand espoir Havertz, qui a laissé sur place son garde du corps pour aller marquer le deuxième but (2-0, 22e).

Au retour des vestiaires, les Argentins ont resserrĂ© les rangs derrière, mais ont eu beaucoup de mal Ă  se montrer dangereux en attaque. Avec ses deux buts d’avance, l’Allemagne semblait contrĂ´ler le match, mais c’est l’Argentine qui a trouvĂ© l’ouverture.

Marcos Acuna a centrĂ© en profondeur pour Lucas Alario, entrĂ© Ă  l’heure de jeu, qui a trompĂ© Ter Stegen d’une tĂŞte puissante (2-1, 66e).

La fin de partie a Ă©tĂ© beaucoup plus Ă©quilibrĂ©e, et l’Argentine a terminĂ© Ă  cent Ă  l’heure, notamment sous l’impulsion d’un Alario très incisif, qui connaissait le stade pour Ă©voluer en Bundesliga, Ă  Leverkusen.

Löw, dans les 20 dernières minutes, a pris quelques risques dans ses remplacements, et l’Allemagne a fini le match avec quatre dĂ©butants sur la pelouse.

Les Argentins, eux, n’Ă©taient pas venus pour perdre, et c’est l’ancien attaquant marseillais aujourd’hui sĂ©villan, Lucas Ocampos, servi par l’intenable Alario, qui a arrachĂ© l’Ă©galisation Ă  la 85e minute (2-2) et inscrit son premier but en sĂ©lection. Les Argentins ont cĂ©lĂ©brĂ© le but comme s’il s’agissait d’un match du Mondial!