Affaire de la sextape: sa discussion avec Benzema a “bouleversé” Valbuena

Le footballeur français Mathieu Valbuena (Droite) et son avocat Maître Paul Albert Iweins (Gauche) au Tribunal de Versailles le 20 Octobre 2021
/ © 2021 AFP

Mathieu Valbuena est revenu mercredi, lors du premier jour du procès de “l’affaire de la sextape”, sur sa fameuse conversation avec Karim Benzema à Clairefontaine le 6 octobre 2015, au cours de laquelle il a trouvé la star du Real Madrid “insistante”.

Après cet échange entre les deux hommes au centre d’entrainement de l’équipe de France de football, qui vaut à Benzema d’être jugé pour complicité de tentative de chantage autour d’une vidéo intime, le plaignant s’est senti “apeuré” et “bouleversé”, a-t-il décrit à la barre.

Benzema, qui avait été missionné par un intermédiaire des maitres-chanteurs présumés, était “insistant pour me faire rencontrer quelqu’un”, a précisé Valbuena.

Son coéquipier en sélection n’était pas agressif et n’a pas fait mention d’argent, a reconnu la victime présumée, qui a cependant ajouté que “quand on règle un problème comme ça (…) c’est pas en échange de places de football”.

Concernant sa relation avec l’attaquant du Real Madrid, Valbuena, qui joue actuellement à l’Olympiakos (Grèce) a déclaré: “J’étais beaucoup plus proche de certains joueurs, mais j’avais pas non plus une mauvaise relation avec lui. En dehors du football, dans la vie privée, on ne s’est jamais vus”.

“On est coéquipiers en équipe de France, c’est le Graal pour les footballeurs, je n’aurais jamais pensé qu’on aurait pu en arriver là”, a-t-il ajouté.

Mathieu Valbuena a également assuré que s’il avait “su que Benzema était dans cette affaire, (il n’aurait) jamais porté plainte”.

“Je suis une victime, ça a été très dur d’entendre ce qu’a pu dire Karim”, a-t-il poursuivi.

“Depuis cette affaire, je n’ai jamais pu remettre un pied en équipe de France”.

Karim Benzema, qui est représenté par Me Antoine Vey, n’est pas présent à l’audience, son avocat ayant avancé des motifs “professionnels”. Il risque théoriquement cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.